Le retour sur le report de l'âge de départ à 64 ans
Position pas encore connue pour 6 candidats.
/ Travail et retraites
En France, les pensions des retraités sont payées par les cotisations de ceux qui travaillent aujourd'hui. Comme on vit plus longtemps et qu'il y a proportionnellement moins d'actifs, il faut régulièrement rééquilibrer le système. Les candidats s'opposent sur la manière de le faire : travailler plus longtemps, cotiser davantage, ou changer de modèle.
Le système repose sur la : chaque mois, les cotisations prélevées sur les salaires financent directement les pensions versées le même mois. Il n'y a pas de « cagnotte » individuelle.
Pour toucher une retraite complète, il faut avoir atteint l' et avoir cotisé assez de . S'il en manque, une réduit la pension, sauf à attendre 67 ans pour obtenir le automatiquement.
Ceux qui ont commencé à travailler très jeunes peuvent partir plus tôt grâce au dispositif . Certains métiers pénibles ouvrent aussi des droits à un départ anticipé.
La réforme de 2023 relève progressivement l' de 62 à 64 ans et porte la durée de cotisation à 43 ans (172 ). Elle a été adoptée sans vote des députés, grâce au , après plusieurs mois de mobilisation syndicale.
La pour 2026 a suspendu la réforme jusqu'au 1er janvier 2028. L' est figé à 62 ans et 9 mois ; les 64 ans ne s'appliqueront qu'aux personnes nées à partir de 1969. Le coût est estimé à 0,4 milliard d'euros en 2026 et 1,8 milliard en 2027.
La suspension s'arrête juste après la présidentielle. Reprendre le calendrier vers 64 ans, revenir en arrière ou tout remettre à plat : la décision reviendra au prochain exécutif.
Selon le COR, le niveau de vie moyen des retraités est aujourd'hui équivalent à celui de l'ensemble de la population. Il prévoit une baisse progressive des pensions par rapport aux salaires dans les prochaines décennies.
Indique ton année de naissance pour voir à quel âge tu pourrais partir selon les grandes options en débat.
Âge légal de départ uniquement. Pour une retraite complète, il faut aussi le bon nombre de trimestres. Pour ta situation personnelle, consulte info-retraite.fr.
Quatre grandes approches s'opposent. Chacune a ses arguments, présentés ici tels que les avancent ses partisans et ses opposants.
Revenir à 62 ans, voire à 60 ans, et réduire la durée de cotisation.
Beaucoup de salariés aux métiers physiques sont usés avant 64 ans. Le système peut être financé autrement, par des cotisations ou en taxant davantage les revenus du capital.
Cela coûterait plusieurs dizaines de milliards d'euros par an. Il faudrait augmenter les prélèvements sur les salaires ou les entreprises, au risque de peser sur l'emploi.
Reprendre le calendrier de la réforme de 2023 après la suspension.
La réforme améliore l'équilibre financier, et la plupart de nos voisins partent plus tard : 67 ans en Allemagne ou en Italie à terme.
Elle pénalise ceux qui ont commencé à travailler tôt et les métiers pénibles, et reste impopulaire.
Reculer encore l'âge ou allonger la durée de cotisation.
Le vieillissement va se poursuivre ; mieux vaut ajuster tôt que subir des déficits croissants.
L'espérance de vie en bonne santé ne suit pas le même rythme, et l'emploi des seniors reste faible en France.
Compléter la répartition par une part d'épargne placée, individuelle ou collective.
Les placements peuvent rapporter plus que les cotisations sur le long terme et soulager le système public.
Les pensions dépendraient des marchés financiers, et la transition coûte cher : il faut payer les retraites actuelles tout en épargnant pour les futures.
Regroupement d'après les déclarations des candidats rapportées par la presse en août et septembre 2026. Les programmes définitifs peuvent encore évoluer.
Le PS vise 62 ans avec 43 annuités. Raphaël Glucksmann veut un départ entre 62 et 64 ans selon les carrières, négocié avec les syndicats, et refuse la capitalisation. Le RN propose 62 ans, et plus tôt pour les carrières longues.
Gabriel Attal veut remplacer l'âge légal par la seule durée de cotisation, avec des décotes et des surcotes plus fortes, et ajouter une part de capitalisation.
Édouard Philippe garde un âge légal et veut prolonger la vie active. Bruno Retailleau propose un âge indexé sur l'espérance de vie. David Lisnard propose 65 ans. Tous trois veulent une part de capitalisation.
Pour chaque proposition, les candidats qui sont pour et ceux qui sont contre, dans un ordre tiré au sort. « Plutôt » signale une position nuancée. Clique sur un nom pour voir sa page.
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